Pascal Royer

Écrit pour Récolte Maison

À propos

Je m'appelle Pascal Royer. J'habite en Corrèze, dans une maison de bourg avec un jardin sur un coteau exposé plein sud. Quand j'ai retourné, il y a six saisons, la bande de terre qui longe le vieux mur en pierre calcaire au nord de la parcelle, je n'avais pas anticipé que le sol argilo-limoneux croûterait dès les premières chaleurs, ni que la pente changerait tout à l'arrosage.

Ce premier printemps a été instructif pour les mauvaises raisons : les semis de carottes n'ont jamais levé, les limaces ont réglé la question des laitues en quelques nuits, et une courge placée trop loin du mur n'a produit qu'une seule chose de la taille d'un poing. J'ai quand même continué, en faisant moins de choses à la fois et en observant davantage avant d'intervenir.

C'est Maurice Soulier, le voisin de parcelle qui cultive le lopin d'à côté depuis vingt ans, qui m'a appris cette patience-là. Il parle peu, mais quand on lui pose une question directe, la réponse tient en deux phrases et elle est juste. Au marché du samedi, Jean-Pierre Garrigue m'a orienté vers des variétés anciennes de tomates que je n'aurais pas choisies seul. Cette discussion-là sur les variétés heritage n'a jamais vraiment cessé depuis le premier samedi de mai où je lui ai acheté mes premiers plants.

Aujourd'hui le potager couvre environ quatre-vingts mètres carrés en pente douce. Je fais pousser des tomates, des courgettes, des haricots verts, des pommes de terre, des poireaux, des épinards en inter-saison. Chaque été, j'essaie une culture que je n'ai jamais faite. Les articles arrivent souvent de là : une technique qui a changé quelque chose en pratique, un raté qui m'a obligé à comprendre pourquoi, ou une surproduction qui a fini par produire une méthode de conservation que j'utilise encore.

Je ne suis pas jardinier de métier. Ce que je connais vraiment, c'est ce qui a fonctionné ou non dans mes rangs, sur six saisons. Pour les maladies des plantes ou les questions de sol sérieuses, j'oriente toujours les lecteurs vers une jardinerie du coin plutôt que vers mon expérience propre.

Côté cuisine, je cuisine ce que je récolte, pas l'inverse. Surtout comment gérer les gluts de juillet, quoi faire d'une quantité de haricots verts quand tout arrive le même jour, comment conserver sans perdre le goût ni la texture. Les comparaisons que j'utilise viennent du marché ou du rayon légumes, pas de manuels d'horticulture.

Publications de Pascal Royer

Divulgation

Pour être clair avec vous : quelques pages d'ici renvoient vers des produits en affiliation. Si une commande se fait par ce biais, je touche une commission sans que votre prix bouge. Je ne mets en avant que des méthodes que j'ai vraiment essayées dans mon potager.